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Promouvoir la culture musicale auprès de tous les publics en Périgord

Intervention dans une école de l'équipe du Fonds de dotation du Périgord Noir. Sylvie Dubois (festival du Perigord Noir) et Bernard Potevin (organiste de Sarlat) expliquent aux enfants le  fonctionnement d'un orgue, à partir d'une maquette à échelle réduite.

Chaque été, les concerts du Festival du Périgord Noir enchantent des milliers de mélomanes. Cela ne suffisait pas à ses organisateurs, bien décidés à ouvrir tous les publics à la culture musicale classique.

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A bord du bus de l’orgue, des ateliers d’orgue, d’instruments anciens, de percussions et même de gestuelle baroque partent chaque année à la rencontre des populations éloignées des salles de spectacle…

Si tu ne peux pas venir à l’orgue, l’orgue ira à toi…

Cette phrase pourrait être la devise, un peu folle, d’un projet, lui aussi un peu fou, baptisé le bus de l’orgue. Depuis 2010, il sillonne les routes du Périgord Noir, autour de Sarlat, d’écoles en maisons de retraite, de collèges en foyers de personnes handicapées… À son bord, un véritable orgue avec ses tuyaux, ses registres et son alimentation en air, mais de format réduit, et aux mécanismes entièrement apparents. Émerveillés, ses utilisateurs d’un jour peuvent non seulement s’essayer à jouer de courts morceaux mais aussi comprendre comment cet étrange instrument fonctionne. Et quand une sortie à Sarlat peut être organisée peu après, ils découvrent dans la cathédrale son majestueux grand frère avec un tout autre regard…

Les enfants « accrochent »

« Le bus de l’orgue est un « rejeton » du Festival du Périgord Noir, dans le cadre duquel des dizaines de concerts sont organisés tous les étés dans tout le département de la Dordogne, explique Sylvie Dubois, sa responsable pédagogique. Nous avons voulu aller encore plus loin pour promouvoir la culture musicale auprès de tous les publics en partant, le reste de l’année, à la rencontre de ceux qui ne déplacent pas. L’idée de l’orgue miniature est venue lors de la création d’un oratorio par deux jeunes artistes en résidence. Plusieurs centres de loisirs sont venus les rencontrer et nous nous sommes aperçus que les enfants pouvaient« accrocher » sur ce type de musique, pourtant exigeante. Il suffisait d’imaginer le matériel et la pédagogie adaptés. Quant aux animateurs, nous avions le formidable carnet d’adresses du festival… »

Tous gentilhommes

Une fois l’orgue sur les routes, l’équipe ne s’endort pas sur ses lauriers. Lors de l’édition 2015 du festival, la création de « Mamamouchi », un spectacle adapté de la célèbre pièce de Molière Le Bourgeois gentilhomme, lui donne l’idée d’un nouvel atelier sur la gestuelle baroque, aujourd’hui peu connue mais qui accompagnait autrefois l’expression des sentiments dans toutes les grandes pièces du répertoire. Elle souhaite aussi acquérir un jeu d’instruments anciens et de percussions, pour renouveler et diversifier ses interventions. Elle se tourne alors vers la Fondation Transdev, qui accepte sans hésiter de monter dans le bus. Les nouvelles animations démarrent dès la saison 2016-2017.

Des fables en mots et en gestes

« J’ai choisi de mettre en gestes des fables de La Fontaine, qui peuvent être comprises à plusieurs niveaux, du CE1 au lycée, explique Thierry Peteau, metteur en scène, comédien et animateur de l’atelier sur la gestuelle baroque. C’est formidable de voir comment les plus petits s’approprient rapidement ces codes, dans une grande aisance corporelle. C’est vrai que ceux-ci ont quelque chose à voir avec la danse. Pour les plus grands, il faut aller plus loin, expliquer le contexte et donner du sens. Je me souviens d’un atelier sur une demi-journée à Terrasson, en costumes d’époque et éclairés à la bougie. C’est passionnant de transmettre cette culture à la jeunesse. C’est ainsi qu’elle peut rester vivante. »

Vers de nouveaux publics

Élargir l’éventail de ses activités permet au bus de l’orgue de s’adresser à de nouveaux publics, souvent très éloignés de la culture musicale classique. Depuis 2016, les élèves des quartiers sensibles de Périgueux et de plusieurs secteurs ruraux, les aînés de l’EHPAD* de Salignac et les résidents du foyer Lysander pour personnes handicapées de Bassilac l’ont vu revenir à plusieurs reprises avec, à chaque fois, des activités nouvelles. Et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il s’apprête en effet à élargir son rayon d’action à toute la Nouvelle Aquitaine, avec notamment un tout nouveau module de musicothérapie à destination des aidants. Car la musique ne fait pas seulement tomber les barrières : elle fait aussi, tout simplement, du bien.

503

bénéficiaires

des animations autour de l'orgue (saison 2016/2017)

30

interventions

dans les écoles primaires

7

interventions

en foyer de vie et en EHPAD